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Au pays de Youfie, comme dans tous les pays...August 06 Youfie misses her boyfriend...Être séparée de son chéri, c'est vraiment nul. Heureusement que je ne fais pas rien de mes journées (quoique en ce moment, c'est pas que c'est calme au bureau, mais disons que j'ai le temps de consulter touuuuuuuuus mes blogs favoris (sauf ceux dont j'ai oublié l'adresse), de faire une bonne cinquantaine de tests débiles sur facebook, d'avancer à pas de fourmi sur un de mes mémoires (quoi le 2ème? ben il attendra!), de discuter sur msn, bref...) sinon je déprimerais non-stop.
Déjà le soir, j'ai un coup de blues monstrueux en rentrant chez moi, parce que j'aimerais qu'en ouvrant la porte ce soit lui qui m'accueille, avec un "coucou ma kérie!" suivi d'un "tu m'as manquéééééé" et puis un gros bisou et le reste ne vous regarde pas (lol). Donc bon, il est pas là, je m'occupe, je vais sur WoW où en général il se trouve aussi, on se parle là-dessus et ça va déjà mieux... même si c'était plus marrant quand on habitait ensemble, et qu'on jouait ensemble en étant assis côte à côte. On se faisait des bisous entre deux combats et les gens continuaient à nous parler sur le jeu et s'étonnaient qu'on ne réponde pas (huhuhu).
Ensuite, pendant le repas. Avec mes parents, c'est le JT de France2 en fond sonore. Avec Seb, c'est Scrubs, ou un manga (en ce moment, Full Metal Alchemist), ou un film, ou autre chose, et on rigole, on commente, on regarde dans les bras l'un de l'autre (une fois qu'on a fini de manger, bien sûr). Le JT ça m'a jamais passionnée, je m'en fous des JO, des vacances de Nicarla (comme Brangelina, mais en moins glamour quand même), de la pêche au gros et de l'escalade dans le massif du Jura... conclusion: j'expédie mon dîner et je retourne sur WoW. Bon je discute quand même avec mes parents, mais ensuite, la soirée est dédiée à mon chéri.
Puis, la nuit. Ca me déprime de me coucher toute seule dans mon lit. En même temps, on tient difficilement à deux puisque, autant que je me souvienne, et aussi loin que remonte ma mémoire, j'ai toujours eu ce sale lit avec ces arcs de cercle à la tête et aux pieds avec des barreaux dedans qui font de la musique quand tu tapes dessus (ce qui m'éclate quand je m'ennuie -oui, ma vie est passionnante). J'ai envie que Seb soit à mes côtés, qu'on s'endorme tous les deux après avoir discuté et raconté n'importe quoi, nous être marrés comme des baleines, nous être dits "je t'aime" et nous être embrassés pour dire bonne nuit.
Depuis que je ne suis plus chez nous, je me réveille toutes les nuits, parce qu'il n'est pas là et que je n'arrive plus à me passer de sa présence si réconfortante (ceux qui me connaissent savent que j'ai peur du noir).
Et au matin, se réveiller, sans personne contre qui se blottir, ou personne à embêter un peu (parce que j'adore l'enquiquiner alors qu'il est encore tout endormi et qu'il me dit "ma kérie arreeeeeeeeeeeeeteuh!"), ou personne avec qui discuter/rigoler...
Bref, vous l'aurez compris, Seb me manque. Je pense à lui sans arrêt, ma tête, mon corps, mon coeur, tout le réclame et ça en devient insupportablement douloureux. Dire qu'il me reste encore près de 4 mois et demi à attendre de le retrouver pour de bon...
Je ne pensais pas rencontrer quelqu'un pendant mon année à Lyon, quelqu'un avec qui je serais si bien avant même qu'on soit ensemble, quelqu'un qui me fasse oublier mes complexes, quelqu'un qui arrive là où tous on échoué (me donner confiance en moi), quelqu'un qui me donne EXACTEMENT ce que j'attends sans que j'aie besoin de réclamer quoi que ce soit, quelqu'un qui m'aime et me le montre, quelqu'un qui correspond à celui que j'ai toujours voulu rencontrer, quelqu'un que j'ai envie de voir partager ma vie forever-ever, but ever-ever, quelqu'un qui me donne une envie que je n'aurais jamais cru ressentir un jour...
Celle...
D'avoir des enfants. Sérieusement, j'y pense de plus en plus, et disons que ça m'est apparu comme une évidence: Sébastien est l'homme de ma vie, mon futur mari et le futur père de mes enfants (là j'en connais plusieurs qui hallucinent). La perspective d'avoir des enfants ne me fait plus peur, et encore moins horreur... Tant que c'est avec lui... July 30 Youfie wants people to believe in her... for once!Là les gars, j'ai besoin de me défouler un coup, parce que ça monte, ça monte, et ça va chier.
Le problème du jour, de la semaine, du mois, de l'année: mon avenir professionnel. Disons que le problème, ce n'est pas moi qui le vois ou le crée, c'est les autres. Et ça commence à m'agacer franchement. J'ai déjà dit, je crois, qu'à mon stage je ne faisais que de la gestion de projet. Au bout d'un mois, je peux vous dire que, oui c'est chouette, mais non je ne veux pas faire ça ensuite. Je ne m'ennuie pas, ça ne me saoûle pas, je ne me lève pas à regret le matin, c'est l'essentiel. Mais ensuite, je ne veux pas m'embarquer là-dedans, je veux traduire, je veux apprendre, je veux me mettre à mon compte.
Voilà, c'est ça le problème: me mettre à mon compte. J'ai l'impression que je dis un gros mot à chaque fois que je prononce ces mots, tellement on me regarde avec des gros yeux effarés comme si j'étais possédée ou au bord de la démence. Pourtant non, je suis lucide, je sais ce que je dis, je sais que ça ne va pas être évident, je sais que je vais sûrement bouffer de la vache maigre au départ... J'en suis parfaitement consciente, seulement si j'avais dû choisir une voie simplement parce que je savais que j'allais trouver du boulot de suite après... ben en fait je l'ai déjà fait ça, résultat: grosse dépression, et comment vous dire, j'ai pas envie de réexpérimenter la chose... Maintenant, en gros, on me dit qu'il vaut mieux refaire la même chose. Voyons un peu le schéma qu'on me propose: je fais mon stage, je cherche à côté un boulot en tant que traductrice dans une agence de traduction, je ne trouve pas, je finis mon stage et on me propose un CDI dans la gestion de projet => je dis ok, je pars à Dijon ou à Paris, je suis chef de projet, je continue à chercher, au besoin je propose mes services de traduction en attendant de trouver un "vrai" poste, en gros donc je dors plus la nuit (ça ferait deux boulots en simultané quand même), et ça peut durer longtemps comme ça jusqu'à ce que je trouve ce que je veux, mais au moins je suis active.
Là c'est le moment où je réponds: oui, ok, mais en même temps les traducteurs en interne, y'en a pas des masses, en général les agences font appel à des traducteurs free lance (qui constituent quand même un bon 95% de la profession). OUI MAIS se mettre à son compte, quand on a pas de contacts, c'est dur, donc il vaut mieux travailler dans une boîte pour se faire des contacts d'abord et ensuite prendre son envol (comme c'est beau!). Là je dis, c'est pas faux. Mais j'ai le choix entre: être chef de projet et traduire en même temps et donc m'épuiser, ou ne pas traduire en même temps mais du coup ne plus pratiquer et être un peu rouillée au redémarrage. Arf. On me répond que ok, mais si ça se trouve je vais mettre du temps avant de trouver du boulot, et donc je vais pas attendre bien sagement en me tournant les pouces. Certes. 2 solutions: > j'accepte le CDI (dans l'hypothèse où on me le propose) tout en continuant à chercher, mais je risque 1) de ne pas avoir le temps de beaucoup chercher (faut bosser au milieu quand même) et 2) de ne pas trouver avant un bon moment. > je trouve un travail pendant mon stage, que je ne commence pas avant mettons juin... en attendant je peux toujours bosser en extra pour dépanner dans l'hôtellerie. Dans tous les cas je ne me tourne pas les pouces. Seulement, dans le premier cas, ça peut s'éterniser. Alors est-ce que je ne gagnerais pas du temps à monter d'office ma micro-entreprise, quitte à bosser en extra dans l'hôtellerie toujours en attendant d'avoir des projects qui tombent? Je dis pas que je ne suis pas morte de trouille à l'idée d'avoir à me gérer seule et d'être mon propre patron (encore que, quelque part, c'est le top parce que tu t'organises comme tu veux), ce que je dis c'est que je veux traduire, et que je réfléchis à comment perdre le moins de temps pour commencer à en vivre.
Je sais pas, j'ai l'impression qu'on me prend pour une insensée qui n'a pas réfléchi à tous les paramètres et à tout ce que ça implique. Ah si si je vous assure, je ne fais que ça. Je veux bien qu'on me conseille, mais j'aimerais aussi, de temps en temps, juste un peu, avoir l'impression qu'on me soutient, qu'on croit en moi et en mes projets. J'aimerais qu'on soit optimiste, qu'on m'encourage, qu'on me dise que je vais y arriver, pas qu'on me démolisse sans arrêt et qu'on veuille à tout prix me dissuader de me mettre à mon compte.
La seule personne qui me soutient, pour l'instant, c'est Seb. D'ailleurs je le remercie énormément, parce qu'à chaque fois qu'on m'a démoli le moral et qu'on m'a fait de la peine, il a toujours veillé à ce que je ne me laisse pas abattre. C'est un peu dur, j'avoue, maintenant que l'on ne peut pas être ensemble quand on le souhaite, et les paroles des autres me blessent, mais je sais que lui, au moins, a confiance en moi et croit en moi.
Pourquoi ma famille non? July 08 Youfie yo Youfie yeah!Yo les jeunes, revoilà la Youfie dans son univers marseillais. Première constatation : je me sens désormais davantage chez moi à Lyon que chez mes parents. Ok, vous allez me dire que c’est à cause du facteur Seb. Et vous n’aurez pas tort. Mais c’est aussi parce que, voilà, j’avais un semblant d’indépendance et ça m’allait très bien. Tout le monde rêve d’indépendance à un moment donné, et moi je l’avais et j’ai dû lui dire au revoir, du moins pour le moment. Mon grand objectif : finir ces 6 mois de stage et retourner à Lyon, chez nous.
Ouh là là là là, Youfie qui s’installe !!!
Bon je parlerai de ça après, mon stage d’abord. Que dire ! Ca fait une semaine que j’ai commencé, et ça va ça se passe bien, l’ambiance est sympa, équipe jeune et tout, on rigole, on se tutoie, on marche pieds nus sur la moquette… On se plaindra pas ! Je fais que de la gestion de projets, ce qui est intéressant, mais c’est pas tout à fait ce que je veux faire de ma vie, je veux pas contacter les traducteurs mais être le traducteur qu’on contacte ! Enfin, c’est bien aussi d’expérimenter ça, au moins je serai plus que polyvalente !
N’ayant pas envie de déprimer jusqu’à fin décembre, je me suis dit qu’il fallait que j’aie une vie sociale le week end, pour éviter de penser à Seb et à quel point il me manque. Mission accomplie pour ce week end là : journée plage le samedi (mes cuisses, mon pied gauche et mon dos s’en souviennent encore douloureusement), resto le soir (arrivée au resto : 20h00, départ du resto : 23h30… et on était que 3…), soldes hier. Faudrait d’ailleurs que je me décide à calculer combien j’ai dépensé, ça va faire mal je sens… vu que sur tout ce que j’ai acheté y’avait que 3 articles soldés… Une mention spéciale quand même pour la grognasse qui a ouvert EN GRAND la porte de la cabine alors que j’étais en train d’enfiler une jupe. C’est pas trop grave, simplement tout le magasin à vu mes seins… Quelle conne ! « Nan mais je voulais voir si y’avait kunkun (quelqu’un en marseillais) ». Ouais, ok, mais on regarde en dessous si on voit des pieds, c’est moins gênant pour tout le monde, surtout pour moi !
Le week end prochain, je pars en Ardèche et passe la journée de lundi sur Lyon, avec mon Seb, vous dis pas comme je sens que cette semaine va passer lentement !!!
Seb, donc. Il y a un an et des brouettes, j’avais fait un test du genre « 7 choses que… », et il y avait une rubrique genre « 7 choses qui te font craquer chez un homme » ou « 7 choses qu’un homme doit faire pour te plaire », je sais plus trop. Bref. Quand je me relis aujourd’hui, je me dis que hey, je parle de Seb. La dernière soirée que nous avons passée ensemble a été, comment dire, merveilleuse. Juste pour faire baver celles qui me liront : il avait allumé des bougies partout, m’a donné une lettre dans laquelle il m’a écrit la plus belle des déclarations (j’ai bien pleuré d’ailleurs, arf) et m’a chouchoutée toute la soirée. Le matin, il s’est levé à 9h en me disant de rester couchée et il est parti chercher des croissants. Du rêve ! Le départ a été assez ignoble, j’ai commencé à pleurer après le petit déjeuner, pendant que je me préparais, quand je lui disais au revoir, et tout le chemin du retour. C’est que je m’étais habituée, moi, à vivre à deux… Dire que c’est l’homme de ma vie et que j’en suis intimement persuadée, ça vous paraît fou ? Et pourtant… il y a une telle osmose, une telle complicité entre nous, une telle confiance, une telle honnêteté, que rien ni personne ne saurait me détourner de lui. Pour la bonne et simple raison que je n’ai jamais rencontré qui que ce soit comme lui. Et je n’en ai pas envie. Il paraît que l’on a une âme sœur quelque part sur cette Terre, j’ai trouvé la mienne, cherchez pas il est A MOI !!! Il me redonne confiance en moi, il m’aide à m’accepter, il me donne la sensation d’être jolie, il s’occupe de moi, il est plein d’attentions qui me touchent à un point que vous ne pouvez même pas imaginer, et je l’aime à un point que je ne saurai jamais exprimer. Bref, c’est Lui. June 29 Well well well...Suis bien arrivée à Vitrolles - STOP - Ai roulé le double du temps requis pour ça - STOP - Saleté de vacanciers - STOP - Mon kéri me manque atrocement et le réveil fut déprimant - STOP... June 23 Youfie's coming back...Voilà, c'est fini, comme dirait l'autre. Ce fut relativement long et intense. Hein? Non, je ne parle pas de Seb et moi, mais de mon séjour à Lyon qui touche à sa fin. Eh oui, Youfie rentre dans ses pénates marseillaises à la fin de la semaine, mais à son grand dam. Je n'ai pas réussi à trouver de stage ici, donc ben retour chez papa-maman, ce qui a quelque chose d'infiniment déprimant quand on a goûté à une indépendance toute relative (oui parce que financée parentalement tout de même).
Alors bon, j'ai découvert une nouvelle ville que j'ai appris à apprécier et à aimer, et dont je suis tombée amoureuse, et que je ne veux pas quitter. Je me suis fait de nouveaux amis avec qui j'ai vécu des choses différentes et qui vont atrocement me manquer.
(NB: je vais être super contente de revoir mon Yoyo et ma Natachouette et tous les autres, hein, faut pas se méprendre!)
Sans oublier que je suis tombée amoureuse, bien sûr, et que rien qu'à l'idée d'enlever mes affaires de chez lui, rien qu'à l'idée que je ne vais plus m'endormir et me réveiller à ses côtés, rien qu'à l'idée que, pendant 6 mois, on va devoir se contenter de quelques week-ends par-ci par-là... Bah, rien qu'à toutes ses idées, j'ai envie de pleurer jusqu'à en être toute desséchée. Oui, je sais, Lyon-Marseille, c'est pas le bout du monde, tout ça, mais c'est la première fois que j'habite avec quelqu'un (et bon, on s'est pas tapé sur la gueule et on en a jamais eu assez de pas être tout seul) et que quelqu'un fait de vrais projets avec moi... alors forcément, je me dis que mon départ va peut-être s'immiscer là-dedans et tout compromettre... Suis nulle? Pitêtre...
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